Information sur les drogues:
Alcool
Cocaïne
Ecstasy
Héroïne
LSD
Marijuana
Méthamphétamine
OxyContin
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L'Héroïne
Qu'est-ce que c'est?
LA FIN DU XIX SIECLE, des laboratoires pharmaceutiques allemands
ont conçu l'héroïne. On prétendait alors
que cette drogue résoudrait (entre autres) la dépendanceà
la morphine (elle aussi tirée de l'opium). Faux espoir .
Rien d'étonnant au vu de ses effets secondaires.
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Source : la fleur du pavot
Produits : l'opium (sève), avec lequel on fabrique
: la morphine, dont on tire : l'héroïne (ou diacétylmorphine)
Formes : poudre fine, plus ou moins granuleuse, de couleur
blanche (forme la plus pure), rose, grise, brune ou noire. Sa teinte
varie selon le procédé de fabrication ou les additifs
(sucres, caféine, etc.)
Consommation : s'injecte (effet le plus violent et le plus
dangereux). Se fume et depuis peu, se sniffe.
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Effets recherchés : la première fois : "
flash ", sensation de planer, extraversion (ouverture aux autres,
facilité à communiquer), performances sexuelles, etc.
une fois accro : éviter la douleur et le malaise du manque.
Effets secondaires : au mieux, toutes sortes de problèmes
: dépendance (une des drogues qui crée la dépendance
la plus forte) , diminution du système immunitaire (défense
du corps), etc. Au pire : la mort.
Une origine trompeuse.
LE MOT " héroïne " vient de l'allemand "
Heroin " (nom commercial donné à la fabrication
chimique de la morphine). Du grec " heros ", qui signifie
demi-dieu (moitié dieu ou déesse, moitié mortel).
À ne pas confondre avec la vie douloureuse et courte du
" demi-dieu " consommateur de drogues. Car les toxicomanes
risquent leur vie près de 30 fois plus que le reste de la
population. Les drogués meurent à :
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5% de suicides
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15% d'overdose
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15% d'accidents divers
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30% de meurtres
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35% de maladies diverses
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Un cauchemard nommé Héro.
ATTENTION : une seule dose peut déjà rendre "
accro " (en moyenne, on le devient après 5 à
10 injections).
Voici quelques-uns des effets de l'héro : la phase d'excitation
(" rush ", " flash " ou " high ")
qui ne dure que quelques secondes (c'est ce que le consommateur
recherche). Puis tout un tas de souffrances physiques et mentales,
certaines tout de suite, d'autres lorsque la dépendance s'est
installée. En plus de ces maux, on ressent plein de douleurs
(car le corps fabrique moins d'hormones apaisantes). Une fois "
accro ", on ne prend donc plus de l'héroïne pour
"planer " mais juste pour éviter de souffrir
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vomissements
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retard de la " vidange gastrique "
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problèmes digestifs
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constipation
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dégradation de l'hygiène de la bouche
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inflammation des gencives
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problèmes de voix
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sueurs froides
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nombreuses démangeaisons
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affaiblissement immunitaire
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coma
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problèmes respiratoires, notamment maladie des
poumons
paralysie (parésie)
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baisse des capacités sexuelles. A long terme
: impuissance
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femmes : perturbation des règles
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diminution de la vue
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contraction des pupilles (myosis)
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incapacité à avoir un orgasme (femmes
et hommes)
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baisse de la mémoire et des performances intellectuelles
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repli sur soi (introversion)
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mal-être, vide profond
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une fois " accro ", besoin de recommencer
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nombreux boutons sur le visage
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nausées
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perte d'appétit
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problèmes d'insomnie, somnolence
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manifestations paranoïaques (sentiment de persécution)
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Le nouveau masque de l'héroine.
L'IMAGE du jeune héroïnomane " défoncé
", apathique dans une ruelle sale et obscure est dépassée.
Aujourd'hui, il peut avoir 12 ans, adorer les jeux vidéos
et la musique de son temps. Bref, être votre enfant.
Ou il peut être l'étudiant bon chic bon genre (beau-fils
idéal), sans la moindre trace de piqûre dans le bras
Eh oui, l'héroïne ne se consomme plus forcément
comme avant.
Les récents développements dans la fabrication de
l'héroïne la rendent plus pure et plus puissante. Désormais
fumable (en pipe de verre) ou prête à être "
sniffée " (avec une paille comme la cocaïne), les
jeunes se laissent tenter. Alors qu'ils auraient sérieusement
hésité à se planter une seringue sous la peau
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Cette nouvelle consommation rassure : elle est plus " clean
" (propre). Prendre de la drogue ne semble plus être
très risqué. Mais ne rêvons pas : l'héroïne
sous toutes ses formes engendre la dépendance. Sa "
pureté " actuelle et son prix abordable en augmentent
la consommation.
La récente image "mode " et " branchée
" de l'héroïne participe à son grand retour
actuel. Ceci en plus du fait que l'héro commence à
remplacer la cocaïne (nouvelle approche marketing des dealers
).
Le nombre d'adolescents admis dans les services d'urgence en Amérique,
après avoir fumé ou inhalé de l'héroïne,
a augmenté de presque 200 % en six ans (1991-1996).

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